Home À LA UNE Un troisième auteur de l’attentat du Bardo, à Tunis, en fuite

Un troisième auteur de l’attentat du Bardo, à Tunis, en fuite

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L’attaque qui a coûté la vie à 23 personnes jeudi au musée du Bardo, à Tunis, a sans doute été menée par trois hommes dont un est encore en fuite, a déclaré dimanche le président tunisien Béji Caïd Essebsi

Deux assaillants, Hatem al Khachnaoui et Yassine al Abidi, ont été abattus par les forces de sécurité et une vingtaine d’arrestations ont été effectuées dans le cadre de l’enquête, mais un troisième homme serait encore recherché.

Samedi, le ministère de l’Intérieur avait annoncé dans un communiqué avoir émis un avis de recherche à l’encontre de « Maher Ben Mouldi Kaïdi », sans que l’on sache s’il s’agit de la même personne.

Le secrétaire d’Etat tunisien aux Affaires sécuritaires, Rafik Chelly, a affirmé que les forces de sécurité sont toujours à la recherche du chef présumé de la cellule terroriste, qu’il dit avoir identifié.

Jusqu’à présent, les autorités n’avaient fait état que de deux assaillants, tués par les forces de l’ordre: Jabeur Khachnaoui, un lycéen originaire de la région de Kasserine (ouest), et Yassine Laabidi (ou Abidi), 27 ans, dont la famille vit dans le Grand Tunis.

Le président tunisien a déposé dimanche matin une gerbe devant le musée où, a-t-il dit, une stèle sera installée en mémoire des victimes, dont 20 touristes étrangers parmi lesquels trois Français.

Réouverture du musée mardi

Le chef de l’Etat a par ailleurs souligné qu’une autre enquête en cours déterminerait les responsabilités liées aux failles sécuritaires autour du Bardo. Un touriste français de retour de Tunis a affirmé samedi à Marseille qu’on y rentrait « comme dans un moulin ».

« Je vous garantis que ceux qui sont auteurs de ces dysfonctionnements auront affaire à l’administration », a clamé M. Caïd Essebsi. La veille, il avait estimé qu' »en amont, la police et le renseignement » n’avaient « pas été assez systématiques pour assurer la sécurité du musée ».

Des jihadistes ralliés au groupe EI avaient menacé la Tunisie d’attaques ces dernières semaines. Et, selon les autorités, près de 500 Tunisiens ayant combattu en Syrie, en Irak ou en Libye sont de retour chez eux.

L’attentat du Bardo est le premier à toucher des étrangers en Tunisie depuis 2002. C’est aussi le premier revendiqué par l’EI, qui sévit en Libye voisine, en Syrie et en Irak et compte des centaines de Tunisiens dans ses rangs.

Principal musée du pays, le Bardo rouvrira ses portes mardi.

La rédaction avec AFP

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