Home À LA UNE Putsch au Burkina Faso : Djibril Bassolé et Guillaume Soro impliqués ?

Putsch au Burkina Faso : Djibril Bassolé et Guillaume Soro impliqués ?

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L’enregistrement est compromettant mais reste encore à authentifier. Il concerne une conversation controversée entre l’ex-ministre des affaires étrangères du régime Compaoré Djibrill Bassolé et le président de l’Assemblée nationale ivoirienne Guillaume Soro sur le coup d’état avorté de septembre dernier au Burkina Faso. Les deux hommes démentent, seule certitude, ils se sont bien parlés.

Pas encore authentifié, l’enregistrement a fait le buzz la semaine passée . Pendant une quinzaine de minutes, on entend les deux hommes évoquer  la possibilité de soutenir le putsch  en cours au Burkina Faso en septembre dernier et la possibilité de frapper dans le nord du pays pour faire paniquer l’armée régulière.

La personne présentée comme M. Soro propose notamment de financer les putschistes et de faire tuer deux personnalités burkinabè : Cheriff Sy, président du Conseil national de Transition, et Salif Diallo, ex-ministre de Compaoré passé dans l’opposition. Il les compare à Désiré Tagro, un proche de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et IB (Ibrahim Coulibay, chef d’une rébellion), tous deux tués lors de la crise post-électorale en Côte d’Ivoire.

L’ex-ministre des Affaires étrangères burkinabè Djibrill Bassolé et le président de l’Assemblée nationale ivoirienne Guillaume Soro ont démenti par l’intermédiaire de leurs porte-parole respectif. Si l’enregistrement audio n’est pas encore authentifié, le domicile de M. Soro à Ouagadougou a été perquisitionné. dans le cadre de l’enquête de la justice militaire burkinabè sur le coup d’Etat raté. Quand à l’ancien ministre de Compaoré Djibrill Bassolé, ce dernier est accusé de haute trahison et actuellement écroué.

Pour l’instant, les autorités et la justice burkinabé ne commentent pas l’affaire. Dans l’entourage de Guillaume Soro, on parle de manipulation et de coups bas. L’affaire n’en est sans doute qu’à ses débuts surtout que M. Soro et M. Bassolé se sont bel et bien entretenus par téléphone. Elle devrait jeter la suspicion sur les liens présumés entre les deux hommes.

Pour rappel, le 16 septembre dernier, des soldats du Régiment de sécurité présidentielle (RSP), l’ancienne garde prétorienne de Compaoré, avaient pris le président Michel Kafando et le gouvernement en otage avant de proclamer le coup d’État le lendemain. La mobilisation populaire et de l’armée loyaliste avait conduit à l’échec du putsch une semaine plus tard.

La rédaction

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