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Mali : le nouveau gouvernement diversement apprécié par la classe politique

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Bamako (Crédits: Wikimedia Commons)

La formation du nouveau gouvernement du Mali, dirigé par Modibo Keïta, a été diversement appréciée par la classe politique malienne.

Dans un communiqué parvenu à Xinhua, le Rassemblement pour le Mali (RPM), parti majoritaire, félicite le Premier ministre pour  » la prise en compte du fait majoritaire dans le choix des hommes et des femmes chargés d’animer l’action gouvernementale ». Le parti déclare qu’il « reste convaincu que cette nouvelle équipe gouvernementale, sous l’impulsion du Premier ministre, aura à inscrire ses actions dans la signature d’un accord de paix définitif et global, dans la relance économique du pays et dans la lutte contre la corruption et la délinquance financière ». Pour sa part, l’URD, le parti dirigé par Soumaïla Cissé, le principal opposant, a également félicité le nouveau Premier ministre qui « a fait preuve d’humilité et d’esprit républicain en rendant visite à l’opposition avant sa prise de fonction ».

Dans son communiqué, « l’URD reconnaît avec humilité que le président de la République (du Mali) a fini par donner raison à l’ opposition en limogeant les membres du gouvernement cités dans les affaires de mal gouvernance et de mauvaise gestion de ces derniers mois » (affaires concernant l’achat, sans appel d’offre, d’ équipements militaires et d’un aéronef présidentiel). M. Cissé et ses camarades de l’URD « espèrent que la justice aura les mains libres pour situer les responsabilités afin de laver l’honneur du Mali et restaurer la confiance auprès de nos partenaires ». L’URD déplore par ailleurs « la marginalisation des femmes », qui ne sont que trois sur un effectif pléthorique de 29 membres du gouvernement.

Le parti d’opposition « souhaite enfin que s’engage le véritable combat contre l’insécurité, l’impunité, la corruption, la mal gouvernance, le favoritisme dans l’administration d’Etat, la discrimination dans l’accès aux médias d’Etat, la marginalisation des femmes », conclut son communiqué. Cette faible représentation des femmes est également déplorée par la CNAS-Faso Hèrè, un parti politique dirigé par l’ancien Premier ministre Soumana Sako. Répondant à cette critique, le secrétaire à la communication du RPM, Boubacar Touré, a déclaré à Xinhua que « l’opposition est dans son rôle de critiquer (..), cependant, dit-il, on ne peut pas remettre en cause l’attachement du président de la République Ibrahim Boubacar Keïta à la promotion de la femme ».

Lors de son premier conseil de cabinet, le nouveau Premier ministre a expliqué que « les questions d’équilibre » n’ont pas permis de rehausser à un niveau escompté nonobstant la représentation féminine dans le gouvernement.

(Xinhua)

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