Home À LA UNE L’Algérie autorise la présence de militaires français sur son sol

L’Algérie autorise la présence de militaires français sur son sol

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Des militaires français présents en Algérie, c’est ce que révèle un arrêté du ministère français de la défense du 25 septembre 2015 publié au journal officiel français, le 1 octobre dernier. Le texte est clair et sans équivoque. La nouvelle est surprenante d’autant plus que le pouvoir algérien a toujours refusé une présence militaire étrangère sur son territoire.

L’arrêté  ministériel est cosigné par les ministères français de la défense et des finances. Il concerne les allocations  liées aux risques invalidité et décès accordées aux militaires français opérant dans une  douzaine de pays africains dont l’Algérie. Des  militaires français  stationnés en territoires  « de la République algérienne démocratique et populaire, la République islamique de Mauritanie, la République du Sénégal, la République du Mali, la République de Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, la République du Niger, la Libye, la République du Tchad, la République fédérale du Nigeria, la République du Cameroun et la République centrafricaine ». Si la présence militaire en Afrique n’a rien de surprenant, en revanche, le fait que les autorités algériennes acceptent sur son territoire des militaires français peut étonner et reflète un fléchissement d’Alger sur les questions sécuritaires au Sahel. Pendant très longtemps, Alger a fait preuve d’une fermeté implacable  sur les questions d’intégrité territoriale. C’est évident : il y a un avant et un après In Amenas. La prise d’otages d’In Amenas, également appelée prise d’otages de Tiguentourine,  janvier 2013 a changé la donne.  L’ancien Premier ministre Ahmed Ouyahia estimait que le déploiement de forces étrangères dans la région d’action d’Aqmi risquerait d’accroître les tensions. Selon lui, les pays concernés doivent développer leurs propres forces de sécurité, arguant à juste titre que  les pays du Sahel avaient  besoin d’aide pour y parvenir.  Visiblement depuis l’arrivée d’ Abdelmalek Sellal à la tête du gouvernement, Alger se montre plus tolérant. Il faut dire que la sécurité est devenue une obsession à la hauteur d’une profonde inquiétude suscitée par la montée en puissance de l’insécurité et du terrorisme. A l’ONU, l’Algérie  exprime sans retenue ses préoccupations. «Comme le reste de la communauté internationale, mon pays est tout naturellement très préoccupé par cette aggravation de la menace terroriste et les risques sérieux qu’elle fait peser sur la paix et la sécurité régionales et internationales», a déclaré le ministre des Affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue arabe, Abdelkader Messahel. Ce dernier a précisé que l’Algérie organisera prochainement un atelier international sur les questions sécuritaires.

8351074-13086154

 

La rédaction

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