Home À LA UNE Ebola n’a pas dit son dernier mot

Ebola n’a pas dit son dernier mot

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(Crédits: Wikimedia Commons)

Le virus Ebola qui était en très net recul au début du mois de janvier se répand à nouveau. Une situation qui fait craindre une nouvelle explosion du nombre de cas.

C’est une hausse qui vient contrarier tous les efforts qui sont faits depuis des mois sur le front de la lutte contre le virus Ebola. Durant la dernière semaine de janvier, le nombre de cas a augmenté en Sierra-Léone, Guinée et Liberia. Une hausse inédite depuis le début de l’année qui fait craindre une nouvelle propagation de la maladie dans les pays concernés. Pourtant il y a encore quelques jours, les médecins et la plupart des spécialistes étaient plutôt enthousiastes à l’idée de voir une baisse très importante du nombre de victimes dans les territoires les plus touchés. L’espoir né de cette baisse vient d’être douché et les appels à la vigilance se multiplient à nouveau.

Face au phénomène, l’OMS a appelé à ne pas relâcher les efforts afin d’éviter une reprise globale de l’épidémie. Ebola est toujours présent en Afrique et son éradication risque d’être plus longue que prévue. Sur le terrain plusieurs phénomènes peuvent expliquer que le nombre de cas reparte à la hausse, à commencer par les comportements en société qui sont propices à la transmission du virus. Dans les endroits les plus isolés, l’accès aux soins est également très compliqué et on ignore avec exactitude combien de victimes il y a sur des pans entiers de territoires. Au total depuis un an, au moins 22 500 personnes ont été contaminées et près de 9 000 en sont mortes. Des chiffres qui ne prennent en compte que les personnes qui se sont rendues en centre de soin ou qui ont été traitées.

Le vaccin comme seul espoir ?

La multiplication du nombre de cas ces dix derniers jours souligne l’urgence de la mise en place des tests de dépistage ultra rapides et surtout d’un vaccin efficace. Plusieurs pays sont actuellement en train de travailler sur le sujet et des avancées spectaculaires ont été annoncées il y a plusieurs mois. Après la phase de tests obligatoires, la commercialisation devrait pouvoir débuter très prochainement. C’est notamment le cas pour les tests qui permettront de passer de trois heures à 10 minutes en terme de délai pour obtenir les résultats. Cela permettra d’éviter de surcharger les hôpitaux avec des personnes qui ne sont pas malades d’Ebola ou encore de traiter les patients plus précocement.

Du côté du vaccin, plusieurs essais cliniques ont démontré que certains produits étaient très efficaces mais le manque de recul par rapport à cela est encore beaucoup trop important. De nombreux tests sont en train d’être effectués en ce moment pour qu’à la catastrophe Ebola, ne s’ajoute pas une catastrophe sanitaire en cas de vaccin inefficace voire dangereux.

Les trois pays les plus concernés par le virus Ebola vont devoir à nouveau se préparer à prendre des mesures de confinement si jamais la hausse du nombre de cas est confirmée dans les semaines et les mois qui viennent. Un coup dur pour la Guinée, le Liberia et la Sierre-Leone qui luttent désormais depuis plus d’un an contre la maladie.

La rédaction

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