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Afrique : croissance et pauvreté, une équation variable selon la Banque mondiale

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Dans un rapport intitulé, « la Pauvreté dans une Afrique en plein essor », la banque mondiale estime que l’essor démographique rapide entraîne une augmentation du nombre des personnes vivant dans la pauvreté extrême en Afrique. Toutefois, la croissance économique du continent en plein boom également contribue à améliorer les conditions de vie des populations.

Parmi les grandes parties du monde en développement, l’Afrique enregistre la progression la plus lente en matière de réduction de la pauvreté. La part de la population vivant dans la pauvreté extrême (moins de 1,9 dollar par jour) n’a baissé que modérément, de 56% en 1990 à 43% en 2012. La Banque mondiale précise toutefois que les prévisions de taux de pauvreté pour 2015 réaalisés en 2012 se situent aux alentours de 35%.

A titre de comparaison avec les indicateurs mondiaux, le pourcentage de personnes vivant dans la pauvreté extrême devrait tomber à moins de 10% pour la première fois, en s’inscrivant à 9,6% cette année, selon des estimations de la banque publiées plus tôt ce mois-ci.

Dans son rapport, l’institution financière estime que 388 millions de personnes, soit 43% de la population, vivaient dans la pauvreté extrême en Afrique sub-saharienne en 2012, dernière année pour laquelle cette statistique est disponible. Ce qui représente une diminution de 5 millions de personnes par rapport aux chiffres de 2011.

Malgré les progrès, plus de 100 millions d’Africains supplémentaires vivent dans la pauvreté extrême en 2015 par rapport au chiffre de 2012, et 20% au moins de la population souffrent encore de pauvreté chronique, selon les estimations.

La réduction de la pauvreté, un lourd défi à relever pour Makhtar Diop

Les populations extrêmement pauvres d’Afrique résident principalement dans les régions rurales, qui accueillent 65% à 70% de la population, tandis que les niveaux d’inégalité les plus élevés ont été enregistrés en Afrique australe, où sont situés six des 10 pays aux plus fortes inégalités au monde.

Le bilan humain de la pauvreté en Afrique reste inacceptable, a déclaré Makhtar Diop, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique, au regard des nouveaux Objectifs de développement durable définis pour mettre fin à la pauvreté extrême pour l’horizon 2030, il reste beaucoup de travail à faire pour accélérer la réduction de la pauvreté. Le bilan humain de la pauvreté en Afrique reste inacceptable, souligne-t-il. « En particulier, des efforts considérables doivent être déployés pour renforcer la productivité de l’agriculture, un secteur qui emploie toujours l’essentiel des populations les plus pauvres, et augmenter l’accès à une électricité abordable et fiable », précise encore M. Diop.

Les conflits et violences figurent parmi les facteurs majeurs qui freinent la croissance économique ou même anéantissent les progrès de développement sur ce continent. La Banque mondiale rappelle néanmoins la forte croissance économique de l’Afrique qui contribue à améliorer les conditions de santé et d’éducation de la population au cours des 20 dernières années, et à réduire la pauvreté de manière considérable dans plusieurs pays.

La rédaction

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